En Belgique, le Réseau des porte-parole fédéraux a récemment vu le jour. Interview des deux fondatrices : Florence Angelici, Porte-parole du Service public fédéral Finances et Christine-Laura Kouassi, Porte-parole du Service public fédéral Justice.

Quels sont les objectifs de ce réseau ? Qui peut être membre ? Quels seront vos grands chantiers de réflexion ?

Notre initiative est d’organiser et de coordonner un réseau des porte-paroles au niveau de l’administration fédérale, avec le soutien du service public fédéral « Stratégie et Appui ».

Au niveau des porte-paroles fédéraux, il n’existait jusque-là pas de réseau structuré et organisé qui rassemble l’ensemble de ces professionnels, même si des petits réseaux thématiques ont vu le jour (ex : dans le domaine de la santé, un petit réseau rassemble les porte-paroles des administrations et des ministres concernés). Certains porte-paroles ont des contacts entre eux mais cela se passe de manière ponctuelle et non structurée.

Il est apparu qu’il existait un besoin, pour cette discipline spécifique, de (mieux) se connaitre, d’être en contact, de se rencontrer, d’échanger pour in fine, pouvoir (mieux) collaborer et professionnaliser la fonction. Le réseau des porte-paroles fédéraux vise à rassembler les porte-paroles, les attachés de presse, les communicateurs ayant dans leur description de fonctions la gestion des relations avec la presse (sans que cette composante ne représente l’entièreté de leurs responsabilités).

Le réseau des porte-parole fédéraux fonctionne sur la base de rencontres (3 à 4 par an) visant à travailler des thématiques spécifiques à cette fonction. Les premières rencontres ont rencontré un certain succès. Elles ont abordé entre autres la manière de collaborer efficacement avec les journalistes, le paysage médiatique belge…

Quel est le rôle d’un porte-parole fédéral en Belgique ? Quel est son rôle au quotidien ?

Si vos lecteurs sont porte-paroles ou ont la gestion des relations presse dans leurs attributions, je leur recommanderais de parcourir la Comm collection 23  »Gérer les relations avec la presse » – édité par l’ancien SPF P&O (l’ancêtre du service public fédéral « Stratégie et Appui »).

Quelles doivent être ses compétences d’un porte-parole ?

Avoir un esprit de synthèse, être capable de traduire en langage courant des matières parfois complexes. Avoir un bon réseau interne pour trouver les réponses aux questions et également un bon réseau externe notamment avec les journalistes. Être un interlocuteur disponible, réactif et diplomate.

Est-ce le même rôle qu’un porte-parole ministériel ?

Le porte-parole d’un service public fédéral a un rôle important dans la construction de l’image de ce service public. Il s’agit également de participer à l’information du citoyen sur des thématiques clés.

Même si nous imaginons qu’il n’y a pas de profil-type, quel est le profil en général d’un porte-parole fédéral ?

Florence Angélici : Pour ma part, j’ai étudié les langues romanes, je me suis ensuite formée dans les différents domaines de la communication au sens large (internet, publication, relations publiques, presse) et me suis spécialisée dans le secteur culturel.

Christine-Laura Kouassi : Quant à moi, j’ai étudié et toujours travaillé dans la communication et les relations publiques. Les profils des porte-paroles fédéraux sont donc assez éclectiques.

Interview réalisée en octobre 2017 par Damien ARNAUD (@laCOMenChantier)

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