Le Cercle des Communicants et des Journalistes Francophones (CCJF) a organisé, le 29 octobre 2020 à 19h, la 1ère édition de l’opération #UnEmploiDansLaCom.

Cette opération qui s’inscrit dans les valeurs du CCJF (transmission, entraide, solidarité, approche interculturelle…) répond à 3 objectifs :

– donner des conseils pratiques aux communicants francophones qu’ils soient en recherche d’emploi, en recherche d’un premier emploi, d’un stage, ou en reconversion professionnelle

– transmettre des connaissances sur les métiers de la communication dans l’espace francophone

– élargir le réseau professionnel des participants et éventuellement créer, pour eux, des opportunités

La 1ère édition a traité de la création du CV.

Une dizaine de CV envoyés par les membres du CCJF a été analysée : Mahamadou Abdourhamane (Malien) : CV – Mayala Frida (Congolaise) : CV  – Mor Talla Diop (Sénégalais) : CV  – Issa Ousseini Hanafi (Nigérien) : CV – Rosie Pioth (de République démocratique du Congo) : CV – Stéphane Cornet (Belge) : CV – Tairu Kaberu (Ivoirien) : CV – Sourat Inssaf (Marocaine) : CV – Hammadou Kado Adamou (Nigérien) : CV –  Angela Adjoba (Ivoirienne) : CV –  Joël Boudja (Camerounais d’origine) : CV.

Ange-Mireille Gnao a souligné que la norme en matière de taille de CV, en France et au Canada, est en général d’une page. Un CV doit être une synthèse, ce n’est pas au recruteur de faire le tri de l’information. Le CV doit donner envie au recruteur de s’intéresser à vous. Elle rappelle que les recruteurs passent 10 secondes en moyenne sur chaque CV. Elle conseille de mentionner au début du CV le titre du poste recherché, d’organiser le CV par domaines d’expériences et de mettre des liens dans le CV sur des actions réalisées, des exemples de travaux (par exemple, mettre un lien vers un article de presse si on est journaliste). Il est également possible de réaliser un CV vidéo qui montre le candidat en action (par exemple, en train de rédiger un communiqué de presse, un dossier de presse ou de construire un plan de communication). Attention aux fautes d’orthographe.

Armand Cosseron a enrichi les propos d’Ange-Mireille Gnao en s’appuyant, lui aussi, sur la dizaine de CV reçus par le CCJF. Il a souligné que la création d’un CV est un exercice délicat, mêlant esprit de synthèse, expression claire des compétences, exercice graphique et révélation de la personnalité. Un recruteur passe en moyenne 7 secondes sur un CV, celui-ci doit donc permettre de sortir du lot. A chaque candidature, il faut faire un CV différent, adapter l’expérience mentionnée dans le CV avec l’emploi recherché. Il ne faut pas faire un CV exhaustif, proche de la fiche de poste ou de missions. Il faut faire attention à l’intitulé des emplois occupés, il ne doit pas être flou. Les compétences relationnelles étant de plus en plus recherchées, il faut faire un vrai travail sur soi pour trouver ses qualités, des qualités qui permettront de sortir du lot. S’agissant de la forme du CV, l’utilisation de pictogrammes ou des logos des formations suivies permet de gagner de la place sur le CV. La couleur bleu étant la plus utilisée dans les CV, il conseille d’utiliser des couleurs chaudes si on souhaite se démarquer (deux couleurs au maximum et des couleurs qui doivent être complémentaires). Certains candidats reprennent parfois dans leur CV les couleurs du logo de la structure à laquelle ils candidatent, cela peut permettre au recruteur de se projeter plus facilement avec le candidat.

Najib Zerrad, enseignant au Maroc, a aussi partagé ses connaissances. Il a souligné, lui aussi, la nécessité de rédiger un CV qui permet de sortir du lot. Il conseille de mentionner ses qualités mais sans en mentionner trop car cela serait contre-productif et paraitrait mensonger. Il faut en outre que les éléments mentionnés soient clairs et bien distinguer dans le CV l’expérience professionnelle et les stages qui ne sont pour lui qu’une initiation au monde professionnel. Enfin, s’agissant des loisirs, il conseille de ne pas trop en indiquer car « l’effet superman » jouerait en la défaveur du candidat. Quand quelqu’un fait trop de choses dans ses loisirs, cela n’engendrerait pas un sentiment de confiance.

Ibrahima Diabaté, membre du cabinet du ministre ivoirien de la promotion de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, a enfin détaillé les dispositifs mis en œuvre en Côte d’Ivoire pour les jeunes communicants. Il a notamment évoqué l’existence d’un stage école de trois mois, piloté par l’Agence emploi jeunes, avec prise en charge par l’Etat des frais de transport, pour permettre aux étudiants notamment aux communicants de s’immerger dans le monde professionnel, de faire leurs premiers pas dans le monde du travail. Il a également rappelé l’existence d’un stage de qualification de 6 mois renouvelable une fois, véritable expérience professionnelle. Il a aussi souligné que les communicants recrutés sur des missions de cadres supérieurs de la fonction publique ne suivront plus désormais une formation de deux ans au sein de l’Ecole nationale d’administration publique mais d’un an ; une formation accélérée qui prend en compte leur expérience passée. Il a enfin indiqué que l’Etat ivoirien propose des aides financières pour aider les jeunes communicants à se lancer à leur compte.

Le prochain rendez-vous d’#UnEmploiDansLaCom aura lieu le 4 décembre 2020. Si vous souhaitez y assister ou prendre la parole : https://cercledescommunicants.com/2020/05/13/unemploidanslacom-un-emploi-dans-la-com/