Vous êtes un professionnel, un enseignant ou un étudiant en communication politique et vous souhaitez partager votre savoir et vos points de vue en matière de communication politique ?

Répondez par écrit à 5 ou 6 questions (ou plus si vous le souhaitez) que vous aurez choisies dans la liste des 30 questions proposées. Vous pouvez évoquer la communication politique mise en œuvre dans votre pays ou dans plusieurs pays.

Pour chaque question, il s’agirait de répondre en 10 lignes maximum et de nous envoyer vos réponses à : cercledecom@gmail.com

[N’oubliez pas d’adhérer au Cercle des Communicants et des Journalistes Francophones (c’est gratuit) : https://cercledescommunicants.com/adhesion/]

Voici la liste des 30 questions :

1 – Dans une interview, Dominique Wolton a estimé que la communication politique est au bord du précipice. Etes-vous d’accord ? Comment en sommes-nous arrivés là ? Quels sont les principaux maux de la communication politique ?

2 – Les personnalités politiques sont-elles condamnées à dire ce que les citoyens veulent entendre ?

3 – Qu’est-ce qu’un bon discours politique ?

4 – Le philosophe Régis Debray critique « l’équation de l’ère visuelle », théorie selon laquelle le visible, le réel et le vrai se confondraient. Les personnalités politiques sont-elles également prisonnières de cette équation ? Peuvent-elles l’éviter ? Comment ?

5 – Quelles sont les règles qui guident aujourd’hui la communication politique ? Quels devraient être les principes philosophiques qui guideront demain la communication politique ?

6 – Pourquoi d’après-vous les communicants politiques sont-ils si détestés ?

7 – L’historien Christian Delporte estime que certains communicants politiques se comportent comme des « marionnettistes ». Ils façonneraient le discours de la personnalité politique et la réduiraient à une voix. Qu’en pensez-vous ?

8 – De quoi la communication politique a-t-elle besoin pour se régénérer ?

9 – Quelles sont les grandes différences en communication politique entre la France et les pays de l’espace francophone ?

10 – En quoi consiste le métier de communicant politique ?

11 – Quels sont pour vous les 3 grands communicants politiques actuels ou décédés de votre pays ? (justifier)

12 – « On élit un homme, pas un programme » (Jacques Hintzy, ancien responsable du visuel des campagnes de Valéry Giscard d’Estaing). Pour être élu, une personnalité politique a-t-elle encore besoin d’un programme ou un bon storytelling est-il suffisant ?

13 – « Avant une campagne, le communicant politique doit passer toute la vie du candidat au peigne fin, c’est l’étape du confessionnal, car il y aura toujours des boules puantes » (Jacky Isabello). Pensez-vous que le candidat confesse vraiment à son conseiller communication tous ses vilains petits secrets ? N’y aurait-il pas un danger pour le candidat ?

14 – « Une campagne repose sur plusieurs piliers : il faut un candidat sachant faire campagne, un parti en ordre de marche et un projet ou du moins trois ou quatre mesures phares qui indiquent une direction » (François Mitterrand). Est-ce vraiment aussi facile que ça ? Y a-t-il des éléments qui manquent ?

15 – « Ne méprisez pas les mots qui ont fait leurs preuves comme étonnant, nouveau, maintenant, tout à coup » (David Ogilvy). Cette citation, valable pour le secteur de la publicité, a-t-elle vraiment un sens en communication politique ?

16 – « L’impact de la communication négative est réel sur l’opinion et s’avère électoralement rentable » (Frédéric Dosquet). Cela se fait beaucoup aux Etats-Unis. Est-ce que vous pensez que cela va se développer en France ? Ne pensez-vous pas que cela dévalorise encore un peu plus la vie politique ?

17 – Auriez-vous deux ou 3 exemples de personnalités politiques qui communiquent de façon efficace sur Instagram ?

18 – « Quand les gens engagent des polémiques contre vous, c’est la preuve que vous êtes vivant » (Jack Lang). Les polémiques peuvent-elles être utiles lors d’une campagne ? Auriez-vous un ou deux exemples de polémiques qui ont permis à la personnalité politique de tirer son épingle du jeu ?

19 – Pourquoi les citoyens sont-ils très critiques envers la communication politique ?

20 – Dans votre pays, la distinction entre communication publique et communication politique est-elle claire ? Si oui, comment définissez-vous chacun des termes ?

21 – En quoi consiste le métier de conseiller communication ministériel ?

22 – Selon Pierre Zémor, les spin doctors sont « des charlatans qui tentent d’accéder au statut de gourou ». Qu’en pensez-vous ?

23 – Les algorithmes radicalisent-ils la communication politique ?

24 – Les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter, YouTube contribuent-ils à « extrémiser » les positions politiques ?

25 – Pour l’ancienne sénatrice Joëlle Dusseau, un élu doit savoir refuser de s’exprimer sur un sujet dont il n’a pas tous les éléments d’appréciation. Êtes-vous d’accord avec elle ?

26 – L’évolution de la relation entre les médias et les personnalités politiques permet-elle d’expliquer certaines dérives de la communication politique ?

27 – Quelles sont pour vous les grandes étapes qu’a connues la communication politique depuis sa création ? Comment qualifieriez-vous l’ère dans laquelle se trouve actuellement la communication politique en France ?

28 – Par rapport à la communication politique nationale, existe-t-il des spécificités en matière de communication politique locale ?

29 – Une personnalité politique peut-elle se passer de marketing politique ?

30 – Les femmes politiques communiquent-elles de la même façon que les hommes politiques ? Quelles sont les grandes différences ? (mise en scène de la famille, de la vie privée, utilisation des réseaux sociaux…). Les hommes politiques devraient-ils prendre exemple sur les femmes politiques ?

Dès que nous recevrons vos réponses, nous intégrerons votre interview dans notre calendrier éditorial en fonction de la qualité de vos réponses et de votre pays car nous essayons de maintenir des équilibres géographiques et de mettre tous les communicants francophones en lumière. Nous espérons recevoir des réponses de professionnels et d’enseignants en communication politique issus de tout l’espace francophone et notamment des pays du Maghreb et d’Afrique de l’ouest et centrale, de Belgique, d’Haïti et du Québec/Canada.